Ma peinture raconte le bonheur. Elle le concentre.
Je peins l’élan qui rend le cœur vaillant
Nous vivons dans une société sur-sollicitée, traversée chaque jour par une multitude d’informations, d’émotions, de douleurs et de beautés.
Par la peinture, je crée une clé temporelle. Un espace où chaque information peut trouver sa juste place, où le temps peut s’étirer pour laisser au cœur la possibilité d’accueillir ce qu’il traverse.
Les douleurs existent. Elles ont besoin d’être reconnues, entendues, accueillies.
Alors je choisis de créer un panier à ressourcement : un espace où déposer ce qui nourrit le cœur, pour lui permettre ensuite de mieux accueillir les informations et les sentiments en souffrance.
Car les informations belles, douces, heureuses existent elles aussi. Et c’est un point fondamental.
Ma peinture ne crée pas le bonheur. Elle le raconte. Elle le concentre.
Peindre dans cette ligne de pensée, c’est prendre une seconde heureuse et lui donner le temps de devenir autre chose. Une minute. Une heure. Un mois de féérie.
Si un souffle de tranquillité vient me caresser le bout du nez, je lui souris. Je le respire. Puis je choisis de l’emmener avec moi à l’atelier.
Là, j’écris en couleur le bonheur de l’avoir croisé.
La seconde de tranquillité devient une minute, puis une heure, puis un mois. Elle s’installe en moi.
Mon cœur remercie cette seconde d’avoir existé. Il se stabilise, se nourrit, puis retourne au monde plus léger et reconnaissant, capable de composer au mieux avec les réalités moins enthousiasmantes.
Au cœur de cette clé temporelle est née une œuvre.
Une œuvre heureuse de partager, avec qui veut l’écouter, cette seconde si divinement dégustée.
Que ma peinture communique la force que je n’aurai pas pu inventer, celle qui nous entoure par sa splendide réalité.
Mon vœu le plus tendre est que chacun y lise la foi que le beau existe, que le mieux est accessible et que le chemin qui y mène est exquis à qui sait le discerner.
Je peins l’élan qui rend le cœur vaillant.